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CRTV  Cameroun TV News * 17th June 2010

 

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Cameroun - Danemark : Les Lions gonflés à bloc
Source : Quot. Mutation : Dernière Mise à jour : 18/06/2010

(Auteur : Priscille G. Moadougou, à Durban)

 

Etudiante le jour, prostituée la nuit
Source : Autres : Dernière Mise à jour : 10/05/2010

(© Source : Le Jour )

 
Etrange départ de Paul Biya en Europe .Le chef de l’Etat et son épouse ont précipitamment quitté Yaoundé vendredi matin.La Crtv a été interdite de faire des images à l’aéroport de Nsimalen.
Source : Quot. Mutation : Dernière Mise à jour : 10/05/2010 (Auteur : )
 

Tsimi Evouna exhume les corps au cimetière de Ngousso
Source : 

Le Messager : Dernière Mise à jour : 26/04/2010 (Auteur : La Redaction)

 
Décès en prison du directeur de publication de « Cameroun Express »
Source : Autres : Dernière Mise à jour : 23/04/2010 (Auteur : VOA News)
 
Germaine Ahidjo : Ahidjo n’a jamais été derrière le coup d'Etat du 6 avril
Source : Quot. Mutation : Dernière Mise à jour : 23/04/2010
 

Cinquantenaires: Le logo sera présenté aujourd’hui. Cérémonie officielle ce jour à 11 h à l’hôtel Hilton de Yaoundé
Source :  Cameroun Tribune : Dernière Mise à jour : 20/04/2010

(Auteur : Serges Olivier OKOLE)

 

Transport urbain Restrictions :

L’affrontement n’a pas eu lieu à Douala
Source :  Le Messager : Dernière Mise à jour : 20/04/2010

(Auteur : La Redaction)

 

Jean Pierre Bekolo: «Le Cameroun n’a pas financé le film sur Eto’o Fils»
Source :  Le Messager : Dernière Mise à jour : 20/04/2010

(Auteur : La Redaction)

 

Quelles sont les raisons de votre séjour au Cameroun? J’ai beaucoup de choses à faire, à présenter et à proposer. En plus je suis chez moi, il n’y a pas forcément à justifier pourquoi on est chez soi. Mon agenda, pendant ce séjour a deux axes principaux. Je ressens une espèce de fatigue dans le cinéma camerounais, c’est une espèce de coup de blues, personne ne croit plus en rien, les gens se lassent, tout le monde est pessimiste, des salles de cinéma n’existent plus… Je me dis que face à cette ambiance morose, il faut faire quelque chose. La dynamique vient de l’homme, il n’y a pas une intervention providentielle, un destin qui plane négativement sur le cinéma camerounais. C’est dans cet élan que j’essaye de faire quelque chose qui va se décliner dans les prochains jours. Je suis également au Cameroun parce qu’il y a cette opportunité qui ne faut pas rater.

 

La Coupe du monde de football. Près de 2 milliards de téléspectateurs vont regarder l’Afrique et des images. En tant qu’homme d’images, je pense que j’ai mon rôle à jouer. Pour ce faire, j’ai commencé par le projet de réaliser un film sur Samuel Eto’o. Cela a débouché sur une série d’émissions télé dans lesquelles le Cameroun présente l’ensemble de l’Afrique au reste du monde. Le Cameroun en tant que leader bien entendu, car c’est grâce à lui que l’Afrique abrite pour la première fois une phase finale de la Coupe du monde de football.


Depuis plusieurs années, vous êtes sur les traces du goléador camerounais Samuel Eto’o à l’effet de réaliser un film. Où en êtes-vous avec ce projet ?

Il faut comprendre pourquoi ce film est intéressant. Je ne suis déjà pas un fan de foot avant ce projet. Vous savez, quand on parle d’Eto’o d’aujourd’hui, ce n’est pas une affaire nationale, mais plutôt mondiale.

 

Le cinéma africain souffre et il a besoin d’un traitement de choc. Le film sur Samuel Eto’o résolvait le problème du mal être du cinéma africain. On a une star, on a un événement majeur (la Coupe du monde, Ndlr), on a tous les créateurs camerounais et africains qui peuvent se retrouver dans plusieurs métiers et autres domaines comme le graphisme, la prise de son, l’animation la fabrication des costumes, la musique… autour d’un produit qui peut se vendre à l’échelle mondiale. Ce film aurait suffi pour faire renaître le cinéma africain. Un film d’envergure comme celui-là, n’est pas toujours facile à réaliser en Afrique et par les Africains.

 

Pourquoi, depuis plusieurs années, ce projet de faire un film sur Eto’o tarde à décoller ?

En réalité, nous avons raisonné de plusieurs manières, car le montage financier d’un film se fait également de manière classique. Il y a des partenaires qui apportent autour de la table leurs contributions et chacun met du sien. Je n’ai rien inventé. Dans le montage financier de ce film, nous n’avons jamais eu le Cameroun.

 

Cela a joué plusieurs fois contre nous. Nous avons les Sud-africains qui misaient très gros. Le projet en lui-même devait mobiliser 4 milliards FCfa pour rapporter 17 milliards FCfa. 6millions d’Euros pour 17 millions d’euros de bénéfice. Je dois préciser que 6 millions d’Euros (environ 4 milliards FCfa, Ndlr) est le prix moyen du film en France. Or si l’on se situe sur l’échiquier mondial, quatre milliards c’est raisonnable et Eto’o Fils est une star planétaire.

 

Ce chiffre est à la dimension de l’homme. Nous pouvons faire des choses qui touchent le monde parce que nous avons de la valeur. Nous avons eu les Sud-africains, à travers une chaîne de télévision (SNBC) qui a fait une offre très intéressante, des Espagnols, en l’occurrence un investisseur catalan et jamais le Cameroun. A un moment donné, les Sud-africains se sont mis à poser des questions. Pourquoi c’est à un Camerounais que l’on laisse faire ce film alors que c’est nous qui finançons. Ca c’est posé comme question. Toujours est-il que l’autre raison pour laquelle, les Sud-africains ont plongé est le conflit qui a opposé Jacob Zuma à Thabo Mbéki au conseil d’administration de la chaîne de télévision que nous avons évoquée plus haut. Il n’y a pas une sorte de consensus autour de ce projet. Bien d’autres en ont souffert.

 

 Moi, j’ai opté par ailleurs de ne rien demander à Eto’o car je pensais que c’était un moyen d’avoir ma propre liberté. Je suis cinéaste et pas quelqu’un qui fait la promotion d’un joueur. Le film ambitionne de montrer aux jeunes des repères à travers le parcours d’une star de football, modèle d’ascension sociale. Si une figure comme Eto’o peut permettre à cette jeunesse sans repères de trouver des valeurs, des essences, peu importe dans le football ou ailleurs.

 

Doit-on à ce jour dire adieu à ce projet, y a-t-il des chances que les écueils financiers dont vous faites allusion soient surmontés?

 

En fait, une affaire d’Eto’o n’est pas l’affaire d’un individu surtout à cette échelle là. J’espère que tout le monde va y mettre du sien, y compris Eto’o Fils lui-même. Nous voulons faire quelque chose pour notre continent. C’est pour cela que nous sommes ouverts et invitons tout le monde autour de la table. Aussi bien le gouvernement que d’autres opérateurs. Aujourd’hui c’est Eto’o, demain ça pourrait bien être quelqu’un d’autre. Si nous sommes unanimes que ce projet est porteur pour l’Afrique, il faut que l’on cesse de penser qu’il s’agit d’une affaire d’un seul individu. On ne peut pas réaliser un tel projet si l’on ne joue pas collectif.

 

D’ailleurs, le football est collectif. Je suis quelqu’un qui va jusqu’au bout. Pour l’instant, je ne peux pas renoncer à ce projet. Je ne comprends pas pourquoi jusqu’à présent au Cameroun on n’a pas encore mis en place une politique culturelle qui prendrait en compte la définition du statut de l’artiste… Les artistes sont clochardisés au quotidien, d’autres en meurent dans l’indifférence générale. Je trouve que c’est dommage de ne pas prévoir car on sait que demain, ces artistes iront à la retraite. On laisse les artistes se débrouiller, amuser la galerie. Je pense que même le président Paul Biya doit veiller à ce que l’on mette sur pied une politique culturelle dans ce pays.

 

Dans le montage financier du film sur Eto’o, vous semblez dire que le gouvernement du Cameroun rechigne à apporter sa contribution. Or, on sait que la réalisation de votre long métrage « Les Saignantes » a bénéficié du coup de pouce financier du ministère de la Culture via le compte spécial d’affectation et de soutien à la politique culturelle, on reste quand même songeur… Qu’elle explication pouvez vous y apporter ?

 

Il n’y a pas de logique. Il n’y a pas d’actions concertées. Vous parlez Des Saignantes, ce long métrage a failli être censuré toujours par le même gouvernement. Il n’y a pas de vision, c’est de la navigation à vue. On fait une chose et son contraire. J’ai écrit des lettres à qui de droit et jamais je n’ai eu de réponse. Je me suis renseigné, on m’a dit que le film était trop cher. Je n’ai jamais reçu une réponse officielle. Il ne faut pas perdre l’objectif. Peut-être ce dont je rêve n’est pas utile. Je ne suis pas en train de dire que j’ai la potion magique qui sauvera le cinéma africain. Avec Eto’o, j’essaye de fédérer tous les talents camerounais autour d’un projet fiable dont l’acteur est aussi fiable.

 

Vous arrivez au Cameroun au moment où il n’existe plus de salles de cinéma. Que vous inspire cette actualité culturelle morose ?

Le modèle économique de ces salles ne tenait pas à la base. Quelqu’un qui ne paye pas ses loyers pendant 15 ans, vous n’allez quand même pas lui demander de rester là. Il s’agit d’un problème de gestion. Le gérant de ces salles vivaient à Paris avec des subventions qu’on lui accordait. Qu’il nous dise ce qu’il a fait de cet argent. La diffusion des films dans ces salles épousait une coloration coloniale. Les copies de films diffusés en France parachutaient au Cameroun.

 

A un moment donné, on s’est essoufflé. A un moment donné, j’ai réuni Joséphine Ndagnou pour un projet de construction d’une salle. Je savais que l’on devrait en arriver là. Mais ce n’est pas une raison. Si c’est le privé qui se résume aujourd’hui à quelques compagnies de téléphone, qui doit tout faire, je dis il y a un problème. Les salles de cinéma, c’est l’équivalent des centres culturels. Des personnalités de ce pays ont bâti des villas, des châteaux grâce à la fortune publique qu’elles ont croquée. Pourquoi ne pas saisir ces immeubles pour en faire des maisons de la culture ? On nous dit qu’il y a des fonds PPTE, je n’en sais pas grand-chose. Mais on nous dit qu’on n’arrive pas à débloquer de l’argent. La procédure est-elle plus compliquée que les besoins ?

 

Les procédures ne doivent pas primer sur les besoins. Elles ne doivent non plus être des reines. J’ai le sentiment qu’on ne s’occupe pas de l’essentiel. Si vous avez un caillou dans la chaussure, il faut l’enlever. Il ne faut pas dire qu’il faut y verser de l’eau glacée, ou des glaçons.

En attendant la réalisation de ce film sur Eto’o ; vous vous êtes engouffré dans un projet éditorial, peut-on en avoir les contours ?

 

J’avais fait un plan par rapport à cette Coupe du monde depuis de longues années. J’avais prévu des émissions TV entre autres, mais aussi un magazine baptisé Footura, comme pour dire que nous avons besoin du football pour parler des choses importantes et faire des choses pour notre développement. Ce magazine est prêt. Il est en anglais. Il ne concerne pas tous les « footeux ». On y parle d’architecture, à savoir la construction des stades, de la santé avec le cœur de Lilian Thuram qui a mis fin à sa carrière de footballeur, de la spiritualité avec des joueurs qui prient, qui croient en Dieu, de la politique avec tous ces footballeurs qui aujourd’hui veulent devenir président de la République.

 

Le football est la porte d’entrée. Ce magazine sera dans les kiosques sud-africains. C’est une opportunité pour les annonceurs camerounais de se retrouver dans ces kiosques dès le début de la Coupe du monde (début juin, Ndlr).

Repères

1966 Naissance à Yaoundé

Célibataire, père d’enfants

1984 Obtention du Baccalauréat

1986 Monteur à la Cameroon television (CTV) après concours.

1987 Etudiant en physiques et chimie, Université de Yaoundé


Filmographie

1992 Quartier Mozart (Long métrage)

1996 -Le Complot d’Aristote (Long métrage)

- La grammaire de grand-mère (Court métrage)

2007 Les Saignantes (Long métrage)

2008 – Un Africain dans l’espace (Installation vidéo)

- Imagine Africa (Série TV)

2010 – 50 ans vus par JP Bekolo

- Eto’o (Long métrage en cours)

- The big Africa show (Emissions TV panafricaines)

- Gérard Essomba, portrait. (Court métrage)

Bibliographie

2009 Africa for the futur, Achères, France, 2009, 160 p.

 

Douala: les motos-taxis vont-elles défier le préfet ?
Source :  Le Messager : Dernière Mise à jour : 19/04/2010

(Auteur : Donat SUFFO / E.K. Le Messager)

 
«Le préfet a pris une mauvaise décision. Ce n’est pas lui qui nourrit nos familles. On ne peut pas nous demander de payer tous ces frais qu’on exige et on nous empêche d’entrer à Bonanjo. Nous allons nous battre pour que le préfet revienne sur sa décision.

 

Il est encore grand temps pour éviter des débordements, car qu’on le veuille ou non, il y en aura. Si c’est seulement Bonanjo qui nous était interdit, on pouvait encore serrer la ceinture et comprendre mais il s’agit pour eux de nous chasser de la ville comme des malpropres». Tels sont les propos tenus par Zachée Kamen, un conducteur de moto taxi approché, après que le préfet du Wouri a décidé de la non circulation des motos-taxis sur le plateau Joss, à partir de ce lundi 19 avril 2010.

 

A l’instar de ce chef de famille reconverti dans le «bend skin» après avoir perdu son emploi dans une entreprise brassicole, d’autres conducteurs de motos-taxis promettent des représailles, ceci après la réunion dite de coordination qui s’est tenue au lieu-dit carrefour Bépanda Tonnerre, en présence d’une centaine d’entre eux, jeudi 15 avril 2010. «Nous avons aussi les moyens de nuire aux autorités et nous allons les utiliser le moment venu. Depuis que le préfet a décidé de nous asphyxier, nous avons pris toutes nos dispositions pour réagir. Astuces que nous allons utiliser en temps opportun. Personne ne voit quand on nous menace. C’est quand nous allons réagir à notre manière qu’on dira que nous sommes des vandales».

 

D’après certaines sources crédibles, toutes les entrées de Bonanjo, un quartier administratif, seront surveillées par les forces de maintien de l’ordre qui auraient reçu des consignes fermes. «Si l’un d’entre nous est arrêté à Bonanjo, ils seront obligés de nous arrêter tous et on verra bien où ils vont parquer nos motos. Bonanjo appartient à tout le monde, pas seulement aux taxis et aux bus qu’ils veulent ménager. Je puis déjà vous dire que nous n’allons pas nous laisser faire. Si on quitte Bonanjo, ils trouveront encore des arguments pour nous éloigner de la ville comme ils projettent de faire. Aucun de leurs plans ne marchera», prévient l’un d’eux.

 

Estimés à quarante cinq mille selon les estimations de la Communauté urbaine de Douala en 2008, ces conducteurs de motos-taxis sont plus que jamais déterminés à défendre ce qu’ils considèrent comme leurs droits, même si à l’observation l’on note que très peu d’entre eux sont en accord avec la réglementation, à savoir le décret n°2008/3447/Pm du 31 décembre 2008 fixant les conditions et les modalités d’exploitation des motocyclistes à titre onéreux.

 

Confinement en périphérie

 

Loin d’être une simple décision visant seulement à interdire cette profession à Bonanjo, c’est un vaste programme qui consiste à délimiter le champ d’action des motos-taxis, pour les confiner en périphérie, comme à Yaoundé. Dans un délai de trente jours à partir de ce lundi 19 avril 2010, cette mesure va s’étendre aux autres quartiers des cinq communes du département du Wouri. Chaque maire étant appelé à s’y impliquer pour une meilleure visibilité et un cantonnement participatif des motos-taxis.

 

Un responsable de la préfecture du Wouri précise les contours de cette opération : «Ne faisons pas la fine bouche comme si on avait peur des gens. Il est question que les uns et les autres comprennent que le temps du désordre est révolu à Douala. Dans les prochains jours, ils seront postés uniquement au niveau des carrefours pour transporter les populations du goudron vers des lieux où les taxis n’ont facilement pas accès. Aux taxis les grands axes urbains et aux « bend skin » les carrefours que les maires auront choisis. C’est pour notre sécurité à tous». Une question reste en suspens. Quel sort est réservé aux fonctionnaires et usagers qui se servent de leurs engins à deux roues à usage personnel pour se rendre à Bonanjo ? En tout cas les conducteurs de motos-taxis sont en ordre de bataille et s’apprêtent à s’opposer à la décision préfectorale ce lundi 19 avril 2010.

 

Focal: Les nouvelles barrières de Bonanjo

 

La décision préfectorale interdisant l’entrée des motos taxis à Bonanjo fixe également les nouvelles «frontières». C’est ainsi que l’ex direction générale des Douanes et le pont Joss (pour ceux qui viennent d’Akwa), le carrefour marché des fleurs (Bonapriso), la station service Oilibya Cameroun et la direction de la Camwater (pour ceux de Bali), et le siège de la direction de la société Maersk Cameroun sont les sites retenus pour servir de parkings (forcés) à tous les « Bend Skin ». Une nouvelle cartographie des transports urbains par moto taxi à Douala, dont la phase expérimentale entre en application ce jour, malgré les grincements de dents des conducteurs de motos taxis. Du côté de la préfecture du Wouri, cette délimitation s’explique par la volonté de réduire les accidents de circulation et de décongestionner le plateau Joss.

 

Au sujet de cette délimitation, le vice-président du syndicat national des propriétaires des motos taxis du Cameroun (SYNAPMOTAC) prône la voie du dialogue et de la négociation. D’après Ananie Rabier Bindzi, «Le président du SYNAPMOTAC (Marcel Ndanga, ndlr) va rencontrer le préfet pour qu’une solution soit trouvée. Nous allons tout faire pour que les Bend skin soient logés à une meilleure enseigne. Mais il faudrait aussi que ces conducteurs de moto taxi respectent la loi. C’est à ce prix que les négociations auront une chance d’aboutir. Nous avons signé des conventions avec une compagnie d’assurances et avec une auto école. Mais les conducteurs de motos taxis traînent encore les pas.»

 
ETOUDI: La guerre de succession est relancée
Source : Autres : Dernière Mise à jour : 14/04/2010
Consciemment ou non, le journal Mutations a ouvert la boite de pandores. Le positionnement en vue de la succession de Paul Biya reprend forme. Cette fois, de manière radicale. René Sadi: candidat à la présidence de la République 2011.

L'information n'a pas fait sourire tout le monde. René Sadi est pour beaucoup dans les cordes après la publication de l'information. Le poisson d'avril du quotidien est gros à avaler.

 

Pour beaucoup, la guerre de succession est relancée. Les camps se sont reformés, les ambitions ont prospéré. René Sadi bénéficiait jusque là d'une certaine virginité politique. Ses adversaires espèrent que l'information sur sa candidature viendra polluer la carrière politique de cet homme que la nomination comme secrétaire général du comité central du Rdpc est venue mettre en orbite.

 

L'opposition camerounaise étant désormais décapitée, l'opposition s'est transportée au sein même du parti au pouvoir. Les candidats à la candidature se comptent sur toute l'étendue du triangle national. Tous ne rêvent que d'une chose: fragiliser davantage, le fils de Yoko. L'information de la candidature de René Emmanuel Sadi viserait ainsi à carboniser davantage le ministre chargé des missions à la présidence de la République.

 

En nommant René Sadi au secrétariat général du comité central du Rdpc pour succéder à Joseph Charles Doumba, Paul Biya savait bien que cet homme est un Babouté du Centre, dans le département du Mbam et Kim. Son ethnie se retrouve également dans la région de l'Adamaoua et à l'Est du pays. Si une bonne frange des électeurs de l'Adamaoua est plus enclin à voter l'Undp de Maïgari Bello Bouba, le leader de ce parti de l'opposition allié au Rdpc et ministre d'Etat en charge du Transport dans l'actuel gouvernement, un positionnement de René Sadi dans la perspective d'une présidentielle pouvait mettre à mal ce vote régional. En effet, les habitudes ayant la peau dure, certains préfèrent remettre au goût du jour l'axe Nord-Sud.

 

Il y a plusieurs années, au cours d'un meeting du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, organisé dans la partie septentrionale, Amadou Ali, l'actuel Vice Premier ministre, ministre de la Justice, s'était laissé aller. Dans ce qui ressemblait à une mise en garde, le natif de Kolofata avait demandé à Paul Biya de se souvenir qu'il a reçu le pouvoir du Nord et qu'il devra logiquement remettre le pouvoir aux ressortissants de cette aire géographique. Personne ne croit à Amadou Ali lorsqu'il déclare n'avoir jamais rêvé succéder à Paul Biya.

 

Marafa Hamidou Yaya, le ministre d'Etat chargé de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, originaire du département de la Bénoué, semble également être sur les starting-blocks, en vue de la succession du chef de l'Etat. Luc Ayang, l'indéboulonnable président du Conseil économique et social n'a certainement pas dit son dernier mot.

 

La famille Hayatou garde son joker de luxe. Issa Hayatou ne cracherait pas sur un bail à la tête du pays, après son denier mandat annoncé, au sommet du football africain. Cavaye Yeguié Djibril, du haut de son perchoir, à l'Assemblée nationale espère être le prochain faiseur de rois. Ce n'est pas pour rien qu'il est préféré au fantasque Adama Modi. Contrairement à ce qu'on peut imaginer, on est loin d'avoir un magma consensuel, au Grand Nord sur la succession de Paul Biya. Il s'agit d'un peuple écartelé entre les musulmans et les chrétiens, les peulh et les non peulh. Rien à voir avec le choc des ego dans la province du Sud.

 

Dans le Sud du pays, certains veulent ouvrir une autre parenthèse du Sud après le départ de Paul Biya. C'est tout naturellement que certains proposent la candidature de Frank Biya pour succéder à son géniteur de père. Edouard Akame Mfoumou se considère comme un officier de réserve. L'ancien ministre des Finances bénéficie d'un préjugé favorable même au sein des partis de l'opposition. En 2004, l'éventualité de sa candidature est étudiée sein de la coalition de l'opposition camerounaise. Dans son récit et son argumentaire sur les tractations autour du choix d'Akame Mfoumou, Sindjoun Pokam ajoute:

 

"Je ne suis pas alle le chercher comme un homme providentiel. J’ai senti que c'est un homme extrêmement déterminé et capable de redresser le pays, surtout, d'organiser une transition tranquille. Nous devons être subtils pour éviter de faire basculer le Cameroun dans une aventure sans lendemain."

 

Au sein de la Coalition Akame Mfoumou bénéficiait de la sympathie d'un bon nombre de personnes notamment celles qui n'avaient pas déposé de dossiers de candidature: Issa Tchiroma, Antar Gassagay ou encore Célestin Bedzigui. Autant dire que l'ancien argentier national a su rebondir après le scandale des écoutes téléphoniques 1997. C'est dire qu'il pourra toujours renaitre de ses cendres.

 

Joseph Owona, l'ancien Sgpr de la présidence de la République peut difficilement réussir un tel retour selon certains chroniqueurs. De même, le nom de Jacques Fame Ndongo revient toujours dans les scenarios de l'après-Biya. Le ministre de l'Enseignement supérieur semble être de tous les mauvais coups. Il pourra difficilement, le moment venu, faire taire le Mindef, Mebe Ngo'o.

 

Le pouvoir qui reste au Sud, une équation difficilement imaginable pour plusieurs communautés. Les Anglophones estiment qu'il est temps qu'ils occupent le palais d'Etoudi après les longs règnes d'Ahmadou Ahidjo (1960-1982) au Grand Nord et Paul Biya du Grand de 1982 à nos jours, soit 27 ans. Philemon Yang, l'actuel Premier ministre espère secrètement succéder à Paul Biya. Son bilinguisme affiché ne saurait être un obstacle pour Paris. Une autre minorité ethnique espère jouer sa partition à la suite de Paul Biya. Les Sawa ne sont pas encore remis de la méprise de Soppo Priso, à la veille de l'indépendance. Petit à petit, Laurent Esso, le "cœur du pays", pourrait surprendre. Aujourd'hui, il se départit facilement son flegme habituel.

 

Le syndrome gabonais


L'actualité camerounaise peut être lue à la lumière des évènements récents du Gabon.

Omar Bongo était issu d'un groupe minoritaire du Gabon, les Tékés. Il a succédé, le 2 décembre 1967, à un homme issu de l'ethnie fang, la plus forte population du Gabon, présente dans quatre des neuf provinces du pays. Un groupe important qui fait dire à un ancien ministre: "Poids du nombre oblige, les Fangs se sont toujours singularisés par rapport aux autres communautés nationales. Qui n'est pas Fang, avancent-ils, est Bilob, terme quelque peu particulier pour désigner les étrangers"... Avec le décès d'Omar Bongo Ondimba, certains pensent que le pouvoir retourne chez les fangs. On assistera à la désagrégation du Parti démocratique gabonais.

 

Le décès du président de la République Omar Bongo Ondimba a non seulement endeuillé le peuple gabonais tout entier, mais encore, a fait éclater le Parti démocratique gabonais. Bien avant l'annonce officielle du décès d'Omar Bongo Ondimba, des tractations nocturnes et opportunistes s'opéraient déjà dans le pays. Une seule question régnait: qui va assurer la succession ? Durant la période qui marque le deuil national, la tension monte. Des groupuscules toujours nocturnes se forment pour aiguiser davantage leurs différentes stratégies de conquête du pouvoir, avec toujours pour interrogation majeure : qui va remplacer Omar Bongo Ondimba et comment faire pour arriver à cette fin ?

Les ténors du PDG quittent les rangs de cette formation, car ils n'apprécient pas le mode de désignation choisie par le parti. Les mécanismes qu'ils avaient soigneusement élaborés pour se maintenir au pouvoir et faire encore mieux la cour à Omar Bongo commençaient à se retourner contre leurs ambitions officiellement avant la mort du grand camarade.

 

L'analyse du comportement des dissidents du PDG, fait ressortir deux choses: d'abord ils n'étaient pas si puissants qu'on le pensait, sinon ce ne seraient pas eux qui auraient été obligés de sortir du parti, mais ceux qui y sont restés, puis que ce sont eux qui constituaient le véritable mal du PDG. Puisqu'ils sont restés pendant toutes ces décennies consciencieusement aux côtés d'un homme dont ils dénoncent indirectement aujourd'hui la gestion calamiteuse par le biais de leurs excuses sans cesse répétées.

Le moment venu, les responsables du RDPC vont-ils résister à l'envie de rester dans le bateau.


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Dans la tanière des lions
Source :  Le Messager : Dernière Mise à jour : 18/06/2010 (Auteur : La Redaction)
 

Entraînements des Lions Indomptables: Iya Mohammed facilite l’accès aux Hommes de médias .Pour l’unique séance d’entraînements des Lions Indomptables qui s’est déroulée au Northland primary school de Durban dans la matinée d’hier, jeudi 17 juin, le huis clos était de mise.

 

Mais, les Hommes de médias – surtout camerounais – qui ne voulaient pas du tout louper cette ultime séance à Durban – les Lions Indomptables se rendent ce jour, vendredi 18 juin, à Pretoria où ils feront la reconnaissance du Loftus Versfeld stadium dans la soirée ; à l’heure de leur match du lendemain contre le Danemark –, se sont rendus en grand nombre sur les lieux. Face à l’intransigeance des agents de sécurité postés à l’entrée de cet antre d’entraînements, les journalistes ont campé sur les lieux, en regardant Paul Le Guen et ses poulains travailler à travers les grilles. Heureusement pour ces Hommes de médias, un mini bus ayant à son bord des membres du comité exécutif de la FECAFOOT est arrivé.

 

Appelé pour intervenir afin que ces responsables de la fédération accèdent dans l’enceinte du Northland primary school, Iya Mohammed, le président de la Fécafoot, est aussi intervenu pour les journalistes en demandant aux agents de sécurité de les laisser aussi entrer.
Plainte et détermination: Souleymanou Hamidou accuse le ballon du Mondial 2010

Le portier des Lions Indomptables Souleymanou Hamidou, s’est ouvert aux Hommes de médias après la séance d’entraînements du mercredi 16 juin au Northland primary school de Durban. Selon lui, une des raisons qui ont amené les Lions Indomptables à ne pas donner le meilleur d’eux-mêmes face au Japon lundi 14 juin au Free state stadium de Bloemfontein en match comptant pour la première journée du premier tour dans le groupe E, est à n’en point douter le ballon officiel du Mondial 2010 auquel ils ne s’étaient pas encore bien adaptés.

 

Le but qu’il a encaissé serait aussi, dû à ce ballon de qualité moins bonne. Toutefois, il confie que ses coéquipiers et lui sont en train de très bien se familiariser avec ce ballon, et qu’ils aborderont le match contre le Danemark avec beaucoup de sérénité.

Conférence de presse: Les Lions Indomptables refusent de parler de leurs divergences

Dans l’après-midi d’hier, jeudi 17 juin, les Lions Indomptables ont donné une conférence de presse dans leur base du Oyster Box hôtel de Durban.

 

Face aux Hommes de médias venus nombreux pour cette dernière conférence avant le départ pour Pretoria prévu ce vendredi 18 juin, l’on avait le défenseur central Nicolas Nkoulou Ndoubena, le défenseur latéral Gaétan Bong et le milieu de terrain offensif Achille Emana Edzimbi. Pour modérer la conférence, Linus pascal Fouda le team press officer des Lions Indomptables, et comme interprète Martin Etonge de la FECAFOOT.

 

Les Hommes de médias sont repartis de là avec un peu de pincement au cœur parce qu’aucun des panelistes ne s’est exprimé sur la crise qui secoue la tanière depuis quelques jours.

 
A quand la revalorisation de nos héros et de nos martyrs ?
Source : Autres : Dernière Mise à jour : 20/04/2010 (Auteur : Camer.be)
 
Recensement: Le Cameroun compte 19 406 100 habitants
Source : Autres : Dernière Mise à jour : 19/04/2010 (Auteur : Ebessa Martine.Continental News
 
Cinquantenaires de l’Indépendance: Guerres de réseaux autour d’un évènement
Source :  Le Messager : Dernière Mise à jour : 14/04/2010 (Auteur : La Redaction)